Diagnostics, bail conforme, dossier locataire… et maintenant, dans certaines communes, un feu vert de la mairie avant de signer. Le permis de louer. Une obligation que personne ne vous a mentionnée et que vous risquez de découvrir au pire moment.
La bonne nouvelle : la grande majorité des bailleurs n'y sont pas soumis. La moins bonne : oublier un formulaire dans les zones concernées peut coûter jusqu'à 5 000 €. Autant savoir dans lequel des deux cas vous vous trouvez — avant de signer quoi que ce soit.
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Sommaire
- Qu'est-ce que le permis de louer ?
- L'autorisation préalable : demandez avant de signer
- La déclaration : signez d'abord, déclarez dans les 15 jours
- Ce que vous risquez si vous oubliez
- La checklist du bailleur organisé
Qu'est-ce que le permis de louer ?
Le permis de louer est une autorisation ou déclaration administrative délivrée par la commune ou l'intercommunalité, obligatoire dans certaines zones avant (ou juste après) la mise en location d'un logement à usage de résidence principale.
Ce dispositif a été créé par la loi Alur du 24 mars 2014 (articles L.634-1 à L.635-11 du Code de la construction et de l'habitation), renforcé par la loi Habitat Dégradé du 9 avril 2024. Son objectif : permettre aux communes de contrôler la qualité des logements mis en location, avant ou juste après la signature du bail. Le détail du dispositif est décrit sur la fiche officielle de Service-public.gouv.fr.
En clair : si votre logement ne respecte pas les critères de décence, la mairie veut le savoir avant qu'un locataire y emménage. C'est ça, le permis de louer.
Ce que la mairie vérifie (et ce n'est pas que la décence)
Le décret du 30 janvier 2002 fixe les critères de décence — mais lors d'une inspection dans le cadre du permis de louer, l'agent municipal peut aller bien plus loin et contrôler l'ensemble de la salubrité, de la sécurité et de l'état général du logement. Voici les points les plus courants :
- Surface minimale : 9 m² de surface habitable, plafond d'au moins 2,20 m
- Solidité de la structure : clos et couvert assuré — toiture sans infiltration, planchers stables, murs sans fissures structurelles
- Menuiseries extérieures : fenêtres et portes-fenêtres qui ferment correctement, étanchéité à l'air et à l'eau assurée
- Installations électriques et gaz conformes : tableau en bon état, absence de câbles apparents dangereux, installations gaz sans risque de fuite
- Chauffage et eau chaude : dispositif de chauffage fixe fonctionnel, alimentation en eau chaude sanitaire
- Équipements sanitaires : WC à l'intérieur du logement, douche ou baignoire, eau potable courante, évacuation des eaux usées
- Ventilation suffisante : aération des pièces humides (salle de bain, cuisine) — VMC ou fenêtre ouvrante — pour éviter les moisissures
- Garde-corps et dispositifs de retenue : garde-corps existants sur les fenêtres, balcons, loggias et escaliers doivent être en état conforme. Pour les immeubles construits après 1978, les fenêtres dont l'allège est à moins de 90 cm du plancher doivent être pourvues d'une protection jusqu'à 1 m
- Performance énergétique minimale : depuis 2025, les logements classés G sont interdits à la location ; les F le seront à partir de 2028
- Absence de risques pour la santé : pas d'humidité excessive ni de moisissures importantes, pas de plomb au-dessus des seuils, pas de nuisibles
Cette liste n'est pas exhaustive.
Chaque collectivité peut avoir des exigences supplémentaires selon son arrêté local. L'agent municipal peut inspecter tout aspect de la sécurité et de la salubrité du logement lors de sa visite — pas uniquement les critères listés ci-dessus.
À noter : le permis de louer ne remplace pas les diagnostics obligatoires du DDT (DPE, électricité, gaz…). Dans les zones concernées, les deux s'accumulent. Pour tout savoir sur les diagnostics, notre article diagnostics immobiliers obligatoires en location vous attend.
Pas national — décidé commune par commune
Le permis de louer n'existe pas dans toute la France. C'est chaque commune ou intercommunalité (EPCI) qui décide — ou non — de le mettre en place, et sur quel périmètre. Centre ancien, quartier dégradé, petites surfaces, divisions abusives de grands appartements… chaque collectivité choisit son périmètre.
Le périmètre peut varier à l'intérieur d'une même commune.
Une ville peut avoir instauré le permis de louer dans son centre ancien seulement, ou pour les logements de moins de 28 m², ou dans certains quartiers ciblés — et pas ailleurs. Autrement dit : même si votre commune est concernée, votre bien ne l'est pas forcément. D'où l'intérêt de vérifier par adresse, et non par ville.
Sont concernés : les logements loués à usage de résidence principale, vides ou meublés. Les logements sociaux (HLM) et les meublés touristiques (type Airbnb) relèvent de régimes distincts.
Comment vérifier : deux étapes
Étape 1 — Testez votre adresse sur Hestia (instantané). Notre outil recense les communes et EPCI qui ont mis en place le permis de louer et croise votre adresse avec les périmètres connus. Si vous n'êtes pas signalé, vous êtes a priori hors zone.
Vérifier mon adresse
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Étape 2 — Si votre adresse est signalée : confirmez avec la mairie ou l'ADIL. Les périmètres locaux peuvent évoluer, et certains arrêtés municipaux comportent des exceptions selon le type de bien. Une confirmation directe reste la garantie la plus sûre.
- Le service habitat de votre mairie — cherchez "autorisation préalable de mise en location" ou "déclaration de mise en location" + le nom de votre commune
- Votre ADIL (trouver votre ADIL) — gratuit, impartial, réponse en quelques jours
L'autorisation préalable : demandez avant de signer
C'est le régime le plus contraignant. Certaines communes ont choisi l'autorisation préalable de mise en location (APML), codifiée aux articles L.635-1 à L.635-11 du CCH. La règle est simple et sans nuance : vous devez obtenir l'accord de la collectivité avant de signer le bail.
L'obligation se déclenche à chaque :
- Nouvelle mise en location (logement vacant, bien transformé…)
- Changement de locataire — l'autorisation est nominative, elle ne se transfère pas
- Relocation après travaux lourds, dans certains cas
Le dossier à monter (comptez 4 à 6 semaines)
Oui, quatre à six semaines. Le portail en ligne n'existe pas partout. Prévoyez large.
Documents à rassembler
- 1Le formulaire de demande (disponible en mairie ou sur le site de l'EPCI — le formulaire Cerfa n°15652 peut être requis)
- 2Description du logement : adresse, superficie, type (vide/meublé), équipements, nombre de pièces
- 3Diagnostics à jour : DPE, état des risques (ERP), électricité et gaz si installations > 15 ans, CREP si logement avant 1949
- 4Le loyer envisagé et ses modalités (charges comprises ou non)
- 5Votre identité et, si vous passez par une agence, le mandat de gestion
Dépôt en main propre, courrier recommandé avec accusé de réception, ou en ligne si disponible. La collectivité a un mois pour répondre. Pas de réponse dans ce délai = accord tacite.
Un agent municipal peut visiter le logement pendant l'instruction.
En vertu de l' article L635-3 du CCH (renforcé par la loi Habitat Dégradé du 9 avril 2024), la mairie ou l'EPCI peut faire procéder à toutes visites jugées utiles pour examiner le logement. Cette visite n'est pas systématique — c'est une faculté à leur discrétion, exercée pendant le délai d'un mois d'instruction. Les visites ne peuvent avoir lieu qu'entre 6 h et 21 h. Si le bailleur ou l'occupant refuse l'accès, l'autorité doit obtenir l'autorisation du juge des libertés et de la détention.
Trois décisions possibles à l'issue de l'instruction :
- Accord sans réserve — vous pouvez louer. Conservez le document précieusement.
- Accord conditionnel — des travaux sont exigés avant (ou juste après) la location.
- Refus — le logement ne peut pas être loué en l'état. Travaux obligatoires avant de redéposer.
Ce que la mairie peut exiger comme travaux
Les motifs les plus fréquents d'accord conditionnel ou de refus :
- Installation électrique défaillante (tableau vétuste, absence de mise à la terre)
- Absence ou insuffisance de chauffage fixe
- Humidité importante ou infiltrations
- Ventilation insuffisante (salle de bain, cuisine sans aération)
- Garde-corps défectueux ou absent (balcon, fenêtre en hauteur)
- Accès non sécurisé ou escalier dangereux
- Présence de plomb ou d'amiante au-dessus des seuils réglementaires
Avant l'accord, pas de bail.
Signer ou remettre les clés avant d'avoir reçu l'autorisation (ou l'accord tacite après expiration du délai d'un mois), c'est louer sans autorisation. Amende jusqu'à 5 000 €. En plus d'éventuels travaux à financer dans l'urgence. Ce n'est pas le scénario idéal.
La déclaration : signez d'abord, déclarez dans les 15 jours
D'autres communes ont opté pour un régime plus souple : la déclaration de mise en location (DML), régie par les articles L.634-1 à L.634-5 du CCH. Ici, pas besoin d'attendre : vous signez le bail, puis vous déclarez la mise en location à la collectivité dans un délai de 15 jours.
L'obligation se déclenche à chaque :
- Nouvelle mise en location (première location du bien)
- Changement de locataire (nouveau bail)
- Création d'un nouveau logement (division d'un grand appartement en plusieurs unités), dans certains cas
Ce qu'il faut envoyer
Informations à fournir
- Identité du bailleur (nom, adresse, coordonnées)
- Adresse et description du logement (surface, type, équipements)
- Identité du ou des locataires
- Date de signature, durée du bail, montant du loyer
- Référence des diagnostics joints (DPE, ERP, etc.)
Formulaire papier en mairie ou en recommandé, en ligne si disponible. La collectivité vous remet un accusé de réception dans la semaine suivant le dépôt.
Conservez cet accusé de réception.
C'est votre preuve de conformité. En cas de contrôle ou de litige, c'est ce document qui atteste que vous avez respecté vos obligations. Archivez-le dans le dossier du bien.
Ce que vous risquez si vous oubliez
Les amendes sont administratives, prononcées par le maire ou le président de l'EPCI. Les montants sont fixés par la loi :
| Manquement | Amende maximale |
|---|---|
| Location sans autorisation préalable (APML) | 5 000 € |
| Location malgré un avis défavorable explicite | 15 000 € |
| Récidive dans les 3 ans (APML ou DML) | 15 000 € |
| Défaut de déclaration en régime DML | 5 000 € |
Avant d'en arriver là, la collectivité doit vous mettre en demeure de régulariser dans un délai d'un mois. Trente jours pour réagir — c'est court, mais c'est mieux que de l'apprendre directement sur un avis d'amende.
Le bail reste valide pour le locataire.
Même en cas de sanction du bailleur, le bail signé n'est pas nul. Le locataire reste protégé et conserve tous ses droits. C'est le bailleur seul qui subit les conséquences administratives et financières.
Et le reste, au-delà de l'amende
Un bailleur non conforme ne s'expose pas qu'à une amende. La cascade peut être longue :
- Contrôles renforcés — une fois repéré, le bien peut faire l'objet d'une surveillance accrue des services municipaux
- Injonctions de travaux sous astreinte — la collectivité peut imposer des travaux de mise en conformité avec pénalités financières par jour de retard
- Interdiction temporaire de louer — dans les cas les plus graves (logement insalubre), la mise en location peut être suspendue
- Actions du locataire — baisse de loyer, dommages-intérêts, saisine du juge si le logement n'est pas conforme
- Impact CAF — des complications sur le versement de l'APL si le logement est signalé non conforme
- Réputation professionnelle — pour les agences et administrateurs de biens, une infraction peut compliquer les relations avec les collectivités locales
Régulariser sans paniquer
Vous ne saviez pas que ça existait. C'est fréquent. Voici comment régulariser sans transformer un oubli en catastrophe :
- 1Arrêtez les nouvelles locations si vous êtes en régime d'autorisation et que vous n'avez pas obtenu l'accord — ne multipliez pas les infractions
- 2Prenez contact avec le service habitat de la mairie ou de l'EPCI : exposez votre situation et demandez comment régulariser
- 3Déposez une demande ou une déclaration en retard — les collectivités acceptent souvent la régularisation volontaire, avec des pénalités moindres qu'en cas de contrôle subi
- 4Réalisez les travaux imposés si nécessaire — planifiez, réalisez, conservez les factures et photos
- 5Documentez et archivez tout : autorisation, échanges avec la mairie, travaux effectués — traçabilité complète dans votre dossier locatif
La checklist du bailleur organisé
Avant la mise en location
- Vérifier si le bien est dans une zone permis de louer (mairie, EPCI, ADIL ou outil Hestia)
- Identifier le régime applicable : votre commune exige-t-elle une autorisation préalable (avant de signer) ou une simple déclaration (après la signature) ?
- Faire ce point à chaque nouvelle mise en location, même si le logement a déjà été loué — les périmètres peuvent évoluer
- Préparer les diagnostics à jour (DPE, ERP, électricité, gaz, plomb selon le bien)
Pendant la mise en location
- Si votre commune exige une autorisation préalable : déposez la demande dès que possible — idéalement 4 à 6 semaines avant la date de location souhaitée, car la mairie dispose d'un mois pour répondre
- Ne signez pas le bail et ne remettez pas les clés avant d'avoir reçu l'autorisation explicite de la mairie — ou avant l'expiration du délai d'un mois sans réponse (accord tacite)
- Si votre commune impose une déclaration : envoyez-la dans les 15 jours suivant la signature du bail — pas avant, pas deux mois après
- Conservez le récépissé ou l'accusé de réception : c'est votre preuve en cas de contrôle
Après la mise en location
- Archivez l'autorisation ou l'accusé de réception de déclaration dans le dossier du bien — vous en aurez besoin en cas de contrôle ou de changement de locataire
- Si l'autorisation était conditionnelle : planifiez les travaux dans les délais imposés par la mairie et conservez les justificatifs de leur réalisation
- Anticipez le prochain changement de locataire : l'autorisation est délivrée pour une location donnée — en régime d'autorisation préalable, elle se renouvelle à chaque nouveau bail
Ce que Hestia automatise pour vous
Gérer ces obligations manuellement sur cinq biens, c'est le meilleur moyen d'oublier le sixième. Hestia intègre le permis de louer dans le processus de gestion :
- Vérification automatique du périmètre — à la création d'un bail, Hestia vérifie si l'adresse est dans une zone permis de louer et affiche le régime applicable
- Alerte dans le processus de mise en location — si votre bien est soumis au permis de louer, une alerte vous rappelle d'effectuer la démarche avant de poursuivre
- Stockage du document — uploadez votre autorisation ou accusé de réception directement dans la fiche du bien, accessible à tout moment
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FAQ – Permis de louer
Le permis de louer est-il obligatoire dans toute la France ?
Non — et heureusement, sinon les files d'attente en mairie seraient encore plus longues. Le permis de louer est un dispositif facultatif que chaque commune ou EPCI choisit ou non de mettre en place, sur tout ou partie de son territoire. Il n'existe pas de liste nationale exhaustive : vérifiez auprès de votre mairie, de votre EPCI ou de l'ADIL de votre département.
Comment savoir si mon logement est soumis au permis de louer ?
Trois sources fiables : le service urbanisme ou habitat de votre mairie, l'ADIL locale, ou l'outil de diagnostic Hestia qui vérifie automatiquement le statut réglementaire de votre bien à partir de son adresse.
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Puis-je signer un bail si la mairie n'a pas encore répondu à ma demande d'autorisation préalable ?
Non. En régime d'autorisation préalable, vous devez attendre la décision de la collectivité avant de signer. L'absence de réponse dans le délai d'un mois vaut accord tacite, mais ce délai doit être pleinement écoulé. Louer avant revient à louer sans autorisation — amende jusqu'à 5 000 €.
Quelle est la différence entre permis de louer et diagnostics obligatoires (DPE, électricité, gaz…) ?
Les diagnostics immobiliers (DPE, gaz, électricité, plomb…) sont des documents à annexer au bail dans toute la France, quelle que soit la commune. Le permis de louer est une autorisation ou une déclaration administrative supplémentaire, exigée uniquement dans certaines zones décidées localement. Les deux obligations se cumulent dans les zones concernées.
Pour la liste complète des diagnostics : diagnostics immobiliers obligatoires en location.
Le permis de louer s'applique-t-il aux locations meublées étudiantes ou à la colocation ?
Oui, en principe. Le régime s'applique aux locations à usage de résidence principale, vides ou meublées. La colocation est traitée comme une location classique. Vérifiez toujours le texte de l'arrêté municipal : certaines communes prévoient des exclusions spécifiques.
Que risque un bailleur qui loue sans permis de louer alors qu'il y est soumis ?
Une amende administrative jusqu'à 5 000 € en cas de location sans autorisation ou de défaut de déclaration. Si le bailleur loue malgré un avis défavorable explicite de la collectivité, l'amende peut atteindre 15 000 €. Même montant en cas de récidive dans les trois ans — la loi n'offre pas de tarif dégressif pour les habitués. Le bail signé reste valide pour le locataire, qui conserve tous ses droits.
Qui doit faire la démarche : bailleur en direct ou agence de gestion locative ?
La responsabilité incombe au bailleur propriétaire du bien. En pratique, si la gestion est confiée à une agence, c'est généralement le mandataire qui effectue les démarches en son nom — c'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles on les paie. Dans tous les cas, l'autorisation ou la déclaration doit être conservée dans le dossier du bien.
Le permis de louer concerne-t-il aussi les locations saisonnières type Airbnb ?
Non — mais ne vous réjouissez pas trop vite, les meublés touristiques ont leur propre lot de formulaires. Le permis de louer vise les locations à usage de résidence principale (loi du 6 juillet 1989). Les locations saisonnières (type Airbnb) relèvent d'un régime distinct (déclaration en mairie en tant que meublé touristique, parfois changement d'usage). Vérifiez toujours localement.